Loge de Recherche REAA

La famille des Loges et Ateliers du (REAA) Rite Écossais Ancien et Accepté s’agrandi, après

  • Les loges Bleues (La Pierre Dressée d’Écosse, Ricomagum, Concorde et Fraternité, etc..),
  • L’atelier de Perfectionnement Intimun Templum,
  • Le Chapitre Bernard de Clairvaux  et
  • L’Aréopage Bozon de Peyrat

J’ai le plaisir de vous informer de la création de la loge de recherche Etienne Morin. Ce projet avait été lancé par notre regretté Frère Gérard R passé à l’Orient Éternelle, Frère à qui nous devons tant pour notre Rite Écossais Ancien et Accepté, et toutes les réalisations artistiques au sein de l’Obédience de la Fraternité Universelle.

Etienne Morin

 

Personnage né l’année des Constitutions d’Anderson en 1717 à Cahors et passé à l’Orient Éternel à Kingston en 1771.

Aucune date de son initiation est connue, comme le nom de sa loge, mais en 1744, il reçois à Antigua de William Matthews, gouverneur général des îles anglaises du Vent, l’un des plus anciens hauts grades maçonniques, il est initié aux mystères de la Perfection Écossaise, ce qui nous donne aujourd’hui  « Grade de la Voûte Royale » donnant le 13ème et 14ème Degré du Rite Écossais Ancien et Accepté.

Le 27 août 1761, à Paris, Morin reçoit une patente signée des officiers de la Grande Loge de France le nommant « Grand Inspecteur pour toutes les parties du Monde« . Il pratique à cette époque le rite nommé Rite du royal secret en 25 degrés dont le plus haut se nomme « Sublime Prince du Royal Secret » et qui découle peut-être lui-même du rite pratiqué à Paris par le « Conseil des Empereurs d’Orient et d’Occident ».

Louis XV déclare la guerre à l’Angleterre et à l’Autriche le 15 mars 1744. Morin, capturé en mer par les Anglais début 1745, est débarqué à Londres, où suivant les usages de l’époque, il jouit d’une relative liberté. Il y reçoit le 25 juin, juste avant son retour en France, confirmation de la régularité de son initiation de 1744, ainsi que des « constitutions » l’autorisant à diffuser ce grade.

Rentré à Bordeaux, il y fonde dès le 8 juillet 1745 la loge écossaise dite des « Élus Parfaits ». La qualité des francs-maçons qui l’assistent dans cette création — tous déjà membres éminents des trois loges déjà existantes à Bordeaux — démontre qu’il y jouissait déjà d’une certaine réputation. Il reprend ensuite ses voyages d’affaires entre la France, les Antilles et la Grande-Bretagne.

1748, il participe à la fondation d’une loge écossaise dans la ville du Cap français (aujourd’hui Cap-Haïtien) à Saint-Domingue.

Il rembarque à Bordeaux pour Saint-Domingue le 27 mars 1762, il est capturé en mer par les Anglais et conduit à Londres. Il y rencontre Washington Shirley, Comte de Ferrers, qui endosse sa patente et l’étend à l’inspection des loges britanniques des Antilles. Grâce à cette patente, il constitue alors progressivement des loges de tous degrés à travers toutes les Antilles. C’est à partir de ces loges, de leurs rituels et de la patente de Morin, qu’Henry Andrew Francken, transmettra le Rite du royal secret, ancêtre du Rite écossais ancien et accepté, à Albany, États-Unis, en 1767.

Le , un violent tremblement de terre détruit la ville de Port-au-Prince, contraignant Morin à gagner Kingston, où un « Conseil du royal Secret » venait d’être créé le 30 avril. Il n’emporte avec lui que l’ensemble de ses papiers maçonniques et les quelques effets personnels qu’il a pu sauver. Il y meurt, ruiné, en novembre de l’année suivante.

 

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